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Note technique 07 — Défense extérieure

La rétention D9A, ou le volet qu'on oublie

Beaucoup d'études s'arrêtent au débit D9 et négligent le D9A — pourtant, une eau d'extinction qui part directement au réseau pluvial ou dans le milieu naturel est une pollution, pas un sinistre maîtrisé. Le volume à retenir se calcule, il ne s'estime pas.

Référence
IGN-N07
Texte
Guide pratique D9A — édition juin 2020
Lecture
4 minutes

Quatre volumes qui s'additionnent

La formule

Le volume de rétention à prévoir additionne quatre composantes distinctes. D'abord, le besoin D9 maintenu deux heures — c'est le volume d'eau que les secours vont réellement projeter sur le site. Ensuite, les moyens de lutte intérieure fixes : sprinkleurs, rideau d'eau, mousse, brouillard d'eau ou colonne humide, chacun avec sa propre contribution ; les RIA, à débit trop faible pour peser sur un bilan de rétention, sont négligés par le guide.

S'y ajoutent dix litres par mètre carré de surface drainée vers le point de rétention, et vingt pour cent du plus grand volume de liquide inflammable ou polluant présent sur le site — cette dernière composante étant souvent la plus mal renseignée, faute d'inventaire à jour des produits stockés.

Le complément, pas le total

Ce que le client demande vraiment

Une rétention existe rarement à zéro sur un site en activité : bassin, cuve enterrée, vanne guillotine sur le réseau. La question utile n'est donc pas « quel est le volume théorique requis » mais « quel volume complémentaire faut-il ajouter à ce qui existe déjà ». C'est cette différence — capacité requise moins capacité existante — qui doit apparaître en tête de la note, avant le détail du calcul.

Sur les sites ICPE, ce volume conditionne directement l'acceptation du dossier par le service instructeur : un dossier qui ne chiffre pas la rétention, ou qui la traite en une ligne approximative, est le type de dossier qui revient avec une demande de complément.

Un module, deux notes, une seule affaire

Le débit D9 et la rétention D9A se calculent l'un après l'autre, sur les mêmes zones et les mêmes hypothèses de risque. Les traiter dans le même outil évite l'erreur la plus commune : une incohérence entre le débit annoncé dans la note D9 et celui repris — ou pas — dans le calcul de rétention D9A.

Voir le module D9 / D9A
Document
Note — rétention des eaux d'extinction
Référence
IGN-N07
Référentiel
Guide D9A — édition juin 2020
Indice
A
Feuille
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